Histoire de Blendecques

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Georges Cartiaux

Hommage à un résistant blendecquois.

A l'occasion de la commémoration de l 'armistice de la Première Guerre Mondiale et à l'occasion du 8 mai 1945, un hommage particulier est rendu chaque année à Georges Cartiaux, né le 21 octobre 1924, rue Jehan de Terline à Blendecques.

Son père, Clovis, était originaire de Gravelines ; sa mère, Lucienne Caron, était blendecquoise de naissance.

Elève au lycée Ribot de Saint-Omer, Georges Cartiaux fut, dans un premier temps, réfractaire au Service du Travail Obligatoire, (S.T.O.) puis rejoignit le mouvement de résistance " Voix du Nord " de Saint-Omer, dirigé par deux lycéens également, P. Blary et J.J. Gouillard. Un élève de sa classe le décrivait ainsi : " C'était un garçon taciturne, venu du cours complémentaire, qui se tenait toujours à l'écart de ses camarades. "

Pendant l'été 1944, les forces alliées avançant très rapidement, la date de la libération de Blendecques et de la région ne faisait plus de doute : ce serait la première quinzaine de septembre.

Membre actif du mouvement de résistance, Georges Cartiaux reçut l'ordre, début septembre, de récupérer des grenades se trouvant dans la cave d'une maison sinistrée de Saint-Omer. Le 3 septembre donc, Georges Cartiaux se rendit à Saint-Omer, et prit les grenades. Durant le retour, il fut arrêté par les Allemands au lieu dit " les quatre chemins ", en possession de dix explosifs. Embarqué par les Allemands dans leur camion, personne ne le revit plus …

Le 5 septembre 1944, deux jours seulement après, Blendecques était libérée. Quelques temps après, un " feldgendarme " déclara à la mère du résistant que son fils aurait été emmené, puis fusillé dans le bois de Wisques, le 4 septembre 1944. Cette déclaration conduisit les Forces Françaises Intérieures (F.F.I.) de Blendecques à effectuer des recherches mais le corps ne fut jamais retrouvé.

Le 21 avril 1947, le conseil municipal de Blendecques décidait, à l'unanimité, de dénommer rue " Georges Cartiaux " la rue de Saint-Omer allant de la rue Roger Salengro au carrefour dit des " quatre chemins " et d'apposer une plaque commémorative portant la mention : " Mort pour la France. Ici, Georges Cartiaux fut arrêté par la Gestapo et fusillé à Wisques le 3 septembre 1944 ".

L'inauguration de la rue et de la plaque commémorative, initialement prévue le dimanche 7 septembre 1947, eut lieu le dimanche 14 septembre 1947 à 16h.

Le monument érigé fut depuis déplacé à trois reprises pour, aujourd'hui, se trouver légèrement en retrait de l'intersection.