Histoire de Blendecques

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La chapelle Sainte Soyecques


La chapelle Sainte Soyecques

Ou Chapelle Notre-Dame de Soyecques.

Depuis la période romaine, ce territoire est connu, et présenté dans certains textes. Ainsi, Jules César, dans ces "Commentaires", nous décrit ceci : "Un bras de mer pénétrait à l'intérieur des terres, entre deux ports " Portus Itus et Portus Ultérior", il s'étendait vers le sud, dans le "Sinus Itus", sur les bras de l'Aa, dont les "Meldyck" traduisent encore les sinusosités, et dont l'extrémité s'arrêtait à l'endroit connu sous le nom de SORIECK. Probablement devenu par la suite SOYECQUES.

On a découvert sur ce territoire des poteries de l'époque romaine. En 1207, Une bulle du pape Innocent III, parle de SOIEKA, et sur la carte dressée et imprimée en 1758 : SOYECQUETEZ.

Le plan Terrrier de Blendecques, dont la rédaction remonte aux environs de 1750, nous montre l'existance d'un terrain nommé " L'églisette de Soyecques", terrain en forme de triangle, sur le chemin qui relie, la rue de Soyecques et la rue de la Bibarne, au coin de la rue qui menée à la cense de Longuatte. La paroisse fut détruite vers le milieu du XIVème siècle et la liste des paroisses du Diocèse de Thérouanne, cite Blendecques et son église du XIIème siècle (détruite en 1874), mais ne parle pas de Soyecques. Le terrain continua de dépendre de l'abbaye et à porter le nom d'Eglisette de Soyecques.

La mise en culture laissa subsister jusqu'au XVIIIème siècle, des débris et matériaux. Près de ce terrain, vers le XIVème siècle, on trouve la maladrerie de Soyecques. Les comptes de Mahaut, comtesse d'Artois, nous ont conservé trace des libérations de cette princesse, notamment en 1314.

On sait qu'à la suite des croisades, la lèpre qui existait déjà sous la forme de cas isolés, se propagea d'une manière inquiétante chez nous. Alors, avaient été fondées de nombreuses maladreries pour isoler et soigner ces personnes contagieuses. Pour leur vie spirituelle, une chapelle avait était construit sur un terrain appartenant au seigneur de Soyecques.
La chapelle survécut, au moins en partie, puisque le 5 aôut 1669, un bourgeois de Saint-Omer, Crestien Clément, marchand brasseur, et sa femme Antoinette Loman achetèrent, au seigneur de Soyecques d'alors, Philippe Winebroet, demeurant à Wardrecques : "un lieu et manoir avecq la chapelle nomée Notre Dame de Soyecques et Monsieur Saint-Ladre, où est la fontaine, et avecq tous les matériaulx de briques ii restants ......" . Comme le laisse entendre ce texte, la chapelle ou plutôt ce qu'il en restait se dressait au milieu de ruines.
Il n'était pas question pour les nouveaux propriétaires de restaurer complétement l'édifice.
Leur piété leur inspira néanmoins d'y maintenir un centre de dévotion en élevant une modeste chapelle, peut-être avec les matériaux existants. Ces travaux furent exécutés en 1673, date que l'on peut lire encore aujourd'hui sur le claveau de la petite chapelle. On retrouve la dite chapelle dans le contrat de mariage de Antoine Omer Clément, né à Saint-Omer vers 1648. Il épousa par contrat du 3/01/1675, demoiselle Marie Jeanne Piers.

Entre autre, la Seignerie de Soyecques, se constituaient en une chapelle, une maison, une grange, des étables et 10 quartiers devant la chapelle. Un état, dressé en 1790, conservé aux archives communales, nous donne le propriétaire de l'époque. Maison, jardin et chapelle dite de Soyecques appartiennent à Jacques Limosin, laboureur. A son décès, c'est Edouard Limosin, menuisier, qui en devient propriétaire.

En 1867, c'est Charles Foulon, maître bottier de la garde impériale. En 1885, c'est Alphonse Vast, brasseur à Arques. On signale en 1886, la construction d'une nouvelle maison à usage de café.
En 1903, M. Vast Stoven acquiert l'ensemble et c'est Marie Limosin, veuve Fardoux, dénommée "Marie d'el capelle" qui en est la locataire. Depuis la chapelle passa encore par divers propriétaires. Description : La statue, dominant l'autel de style Louis XIV, taillée dans un bloc de chêne, a une hauteur de 82 cm. Elle représente une vierge assise sur un siège assez large (35 cm), et tenant l'enfant Jésus debout sur le genou gauche de sa mère. De la main gauche, la vierge maintient l'enfant, tandis que la main droite fermée semble tenir un sceptre ou un cierge absent.

Si jadis Notre Dame était invoquée par les lépreux, les malheureux atteints d'affections de la peau tel que "le mal des ardents", il est à noter, que de nos jours, on vient encore implorer "Notre Dame" pour demander la guérison des enfants atteints de maladies de peau, d'éruption cutanée.